PLDNC1

02 juillet 2009

CONTESTATION D'UNE AMENDE POUR FEU ROUGE

Lettre de constestation pour une amende concernant le franchissement d'un feu rouge, adressée au tribunal de police et rigoureusement retranscrite au mot et à la lettre :

  Madame, Monsieur

  Tout d'abord, je vous adresse mes excuses de ne pas avoir écrit cette lettre dans le temps imparti mais étant épuisé par le boulot je n'ai pas pu m'y mettre sérieusement.

  Donc j'aimerai contesté cette amende ci-jointe et un comportement plutôt révoltant de deux de vos officiers de polices. Ces derniers m'arrêtent donc presque 1 kilomètre après le lieu ou ils pensent m'avoir vu griller un feu rouge. Je roulais assez vite je pense, mais je n'aurais jamais grillé un feu car pour moi c'est inutile, j'en ai un en bas de chez moi que je ne grille jamais donc c'est pas à un carrefour que je vais me le permettre. Ensuite nous allons parler du contrôle de police. Les officiers me contrôlent, me demandent mais papiers, que je donne très poliment et sans aucune agressivité de ma part. Ils me posent plusieurs questions dont "Avez-vous grillé le feu rouge ?", je réponds : "Non". Et voila que l'un des officiers se met à m'agresser tout en me disant que je l'insulte de menteur, l'autre officier s'en va avec mes papiers qui étaient tous en règle bien sûr. A la suite de l'agressivité de la jeune officière, je monte sur mes chevaux et je lui dis de ne pas me parler comme si j'étais son fils, sa coéquipière me calme et j'ai arrêté de discuté car pour eux ils avaient totalement raison, je cite : "On a toujours raison, on est la justice". A partir de ce moment là, je n'ai plus chercher à aller à leur encontre, et j'ai décidé de vous écrire.

  Moi, je vous répète que je n'ai aucun feu rouge, et je demande de la clémence de votre part. je suis en permis probatoire et c'es ma première amende que je conteste et surtout la première ou je perds des points.

  Je vous remercie d'avance et je m'escuse de dérangement car j'imagine que vous devez en recevoir souvent des lettres de réclamations ou contestations.

                         Je vous prie d'agréer mes plus plates escuses, tout en attendant votre réponse.

                                                                                                                                Mr xxxxxxxx

Un rapport m'a été demandé par ma hiérarchie afin de donner mon avis par rapport à cette lettre et les circonstances de la verbalisation. En tant qu'agent verbalisateur, voici ma réponse :

  OBJET : AVIS SUR UNE DEMANDE D'INDULGENCE

  J'ai l'honneur de vous rendre compte des faits suivants :

  Le xx/xx/200x j'étais en service et faisais partie de la patrouille indicatif xxxxxxx. Je patrouillais dans le secteur de xxxxxx en compagnie du Brigadier xxxxxx et du Sous-Brigadier xxxxxx. Au croisement de l'avenue xxxxxx et de la rue xxxxxx nous avons constaté qu'une Opel Astra franchissait le feu rouge fixe à très vive allure et de façon très franche. Nous avons donc pris en charge le véhicule et lui avons demandé avec toutes pratiques réglementaires de se stationner. Ce dernier a obtempéré et nous avons entrepris de contrôler les documents afférents à la conduite et à la circulation du véhicule auprès de son conducteur.

  Le véhicule concerné était occupé de quatre individus. Nous avons informé le conducteur du motif de notre contrôle et de la rédaction d'un Timbre-amende pour franchissement d'un feu rouge fixe. Le conducteur s'est tout de suite insurgé et a commencé à élever la voix. Tous les occupants du véhicule, y compris le conducteur, sont sorti et se sont rapprochés de très près de chacun de nous dans le but vraisemblable de nous intimider. Malgré nos injonctions les occupants ont refusé de regagner le véhicule et il a fallu lourdement insister pour qu'ils daignent enfin s'exécuter; nous avons d'ailleurs fait appel à l'équipage BAC xxxxxx afin qu'il nous appuie.

  Je précise que j'ai eu beaucoup de mal à finir mon Timbre-amende tant les occupants venaient me voir et tapaient à la vitre du véhicule de service afin de me demander de ne pas verbaliser.

  Le contrevenant précise dans sa lettre que nous lui avons dit : "on a toujours raison, on est la justice". Ni moi ni aucun fonctionnaire de l'équipage xxxxxx présent sur le contrôle n'a tenu de tels propos. Par contre j'ai clairement dit au conducteur que continuait à crier à l'injustice alors que je lui remettais ses papiers ainsi que son Timbre-amende que nous étions des agents de constatation à l'article 20 du code de procédure pénale et que nous avons effectivement constaté que le feu rouge avait été franchi, allègrement d'ailleurs (au moins deux secondes).

  Nous n'avons par relevé la vitesse excessive de ce monsieur en permis probatoire alors qu'il le méritait très largement. Son attitude vis à vis de la vitesse et du franchissement du feu rouge a constitué un danger pour lui-même, pour les occupants du véhicule mais aussi et surtout pour les usagers de la route. Considérant que nous avons été déjà largement indulgents avec ce monsieur par rapport à la vitesse et que ce dernier ainsi que les occupants du véhicule ont eu une attitude arrogante et déplacée, voire presque outrageante à notre égard, je vous informe que je ne suis absolument pas favorable à une indulgence.

                                                                                                      

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Une phrase qui revient très souvent : "Il était orange !"... Sauf qu'il était bel et bien rouge. Peut-être que le contrevenant a vu le feu tricolore en position "orange" juste avant de le franchir, mais lorsqu'il a reporté ses yeux sur la route, le feu est tout simplement passé au rouge.

Bien malin celui qui franchit un feu rouge croyant que se sera comme d'habitude, et surtout que l'on ne vienne pas lui casser les bonbons... bien malin quand un corps voltige, quand une vie se brise...

Une autre réplique qui est aussi assez récurrente : "Vous n'avez que ça à faire ?"

La famille du pauvre piéton qui n'a rien demandé à personne (vidéo ci-dessous) et qui se fait envoyer en l'air par un type qui franchi le feu rouge, voudrait-elle que la police fasse autre chose que de s'occuper des feux rouges ?

Ce que j'entends aussi régulièrement : "Il me restait que trois points, et maintenant je n'en ai plus. J'ai besoin de ma voiture pour travailler, bravo, vous venez de faire un chômeur !"

SOYEZ RESPONSABLE ET NE VOUS EN PRENEZ PAS AUX AGENTS VERBALISATEURS. SI VOUS PERDEZ VOS POINTS, C'EST UNIQUEMENT DE VOTRE FAUTE.

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23 décembre 2008

NUIT TORRIDE

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La vacation arrivait à sa fin. Aucun appel durant la nuit. Dehors, des chats, des lapins et quelques renards... Les humains dormaient. Une demi-heure avant la débauche, dernier passage dans la rue principale de la plus importante commune de la circonscription. Mes yeux se baladaient dans le profond du firmament lorsque j'observais une chape de fumée blanchâtre qui se découpait dans les ténèbres. Une fumée épaisse qui laissait présager qu'un incendie faisait rage. Je prévins immédiatement le chauffeur qui constata lui aussi la présence de ce champignon de coton, et nous nous rendîmes sur les lieux, nous guidant de la fumée comme l'auraient fait des indiens d'Amérique.

Sur place, la fumée émanait d'un vieil immeuble du centre ville. Une lueur orangée vacillait dans la pénombre, juste au dessus du toit. Quelques étincelles s'élevaient dans les airs, puis... une détonation, suivie immédiatement par l'affolement des étincelles qui redoublaient d'intensité et s'entremêlaient dans un ballet frénétique. Une seconde détonation et le collègue criait dans le micro que nous étions sur les lieux d'un incendie et que des explosions venaient d'avoir lieu. Notre station directrice s'est alors empressée de nous joindre du renfort.

Nous nous sommes enfoncés dans la cour d'immeuble concernée puis nous sommes entrés par une porte entrouverte au rez de chaussée afin de prévenir les habitants. En traversant le salon, une grande télévision affichait de belles images en couleurs d'une grosse bonne femme pleine de plis qui se masturbait avec un long godemiché très réaliste. Elle avait l'air d'y prendre un certain plaisir. Une dame d'un certain âge était présente dans le salon et nous fit savoir que son mari s'affairait à éteindre avec des sceaux d'eau l'incendie qui faisait rage dans l'abri de jardin. Un voisin l'aidait, ainsi que leur fils. Elle nous informa aussi qu'ils avaient fait un barbecue la veille dans le jardin et que plus tard dans la nuit son mari était "occupé" à regarder la télé lorsqu'il aperçut au travers des rideaux de la porte fenêtre une lueur, ce qui lui a donné l'alerte. Les Sapeurs-pompiers étaient prévenus, ils n'allaient pas tarder à arriver.

Les pompiers finirent par arriver, mais accompagnés aussi par la moitié du district, au cas où il y aurait réellement eu un problème d'explosion au gaz ou autre et qu'il aurait fallu de main d'oeuvre pour évacuer les environs. Et ce fut un défilé dans le salon : les patrouilles des circonscriptions voisines, les brigades anti-criminalité, la BAC départementale... tous se délectaient devant cette grosse bonne femme qui jouait langoureusement de son instrument dans son gros vagin. Certains passaient et repassaient, le sourire jusqu'aux oreilles, d'autres s'installaient carrément à cheval sur un siège et se laissaient aller aux plaisanteries les plus diverses. Dans le jardin l'incendie faisait rage et les pompiers nous expliquèrent que les détonations provenaient des pots de peintures entassés dans l'abri et qu'il n'y avait pas de réel danger. Le voisin tentait d'aider le couple de vieux à éteindre les flammes avec de malheureux seaux d'eau. Le fils -d'une trentaine d'années- du couple était là aussi, et tout ce petit monde était très gêné. La police et les pompiers se fendaient la gueule. Manifestement, pervers pépère avait oublié d'éteindre la téloche lorsqu'il s'aperçut que son abris de jardin s'embrasait. Surpris par les évènements alors qu'il manipulait l'instrument, la panique l'avait emporté.

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13 août 2008

TEXTE DE CRYSTELLE

Crystelle est venue me rendre visite sur ce blog et a gentillement laissé des messages dont le suivant, sur cette page, que je répercute ici dans un souci de meilleure visibilité.

Je veux lui rendre hommage car je trouve ce texte très intéressant.

Quant à moi, je suis en panne d'écriture sur ce blog, mais je ne désespère pas de m'y remettre. Je ne veux absolument pas écrire pour écrire. J'écrirai lorsque l'envie me reprendra.

Voici le texte :

Ca pue, c’est sale,
Les murs sont tachés de sang,
De pisse et d’excréments.
Dans ma geôle.
Les couvertures, puent à en vomir.
Ont-elles été changées, ne serait-ce qu’une seule fois ?
Malgré ce mur qui nous sépare !
Je t’entends petit !
Tu pleures tu as fait des conneries !
Tu as 19 ans, tu ne veux pas aller en prison ?
Péter des carreaux de bagnole !
Pour s’occuper ce soir !
N’était vraiment pas une bonne idée.
Tu regrettes ?!
Ca ! Je veux bien te croire.
Ca pue, c’est sale,
Les murs sont tachés de sang
De pisse et d’excréments.
Dans ta geôle.
Je t’entends petit !
Tu pleures doucement.
Tu pleures comme les hommes,
Lorsqu’ils se cachent, pour ne pas qu’on les voit pleurer.
Moi aussi j’y suis, tu sais !
Tu as 19 ans !
J’ai essayé de te rassurer,
De te dire, ne t’inquiète pas, tu n’iras pas.
Avec ta voix cassée, plein de larme et de regret.
Tu pleures, tu tapes pour que l’on t’entende.
Après ce ballet incessant,
Qui, je croyais n’en finirai jamais,
Sommeil, médecins et avocats !
C’est mon tour,
Je m’en vais !
Samedi 21 avril, 18 heures.
44 heures ! Gardé à vue.
Le temps, ne semble pas exister ici.
Ca passe lentement et vite en même temps.
Je devinais depuis longtemps déjà,
Où ma haine et ma rage me mènerait,
Mais toi ! Avec ce vilain passe temps.
Le savais-tu ?!
Une fois seulement ?!

Crystelle 2007

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21 juillet 2008

MAIS Où AVAIT-IL DONC LA TÊTE ?

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  Notre rampe lumineuse projetait des éclaboussures bleutées sur la toile de l'obscurité. Nous étions postés avec le véhicule de service devant la bretelle d'accès d'une Route Nationale, barrant ainsi la route aux usagers.

  Piéton contre poids lourd, l'issue du combat fut sans surprise. Mais où ce piéton avait-il la tête pour traverser cette route, semblable à une autoroute, au moment précis où un camion arrivait ? S'agissait-il d'un suicide ?

  Nous attendions au chaud dans le véhicule, l'autoradio de série en marche et l'arrière de nos crânes sur les appui-têtes. La nuit était froide, l'herbe blanchissait sur les terre-pleins. Nous étions presque seuls au monde. Les voitures de passage ne se manifestaient que très rarement vu l'heure tardive. Nous barrions un accès qui n'intéressait plus grand monde. Un peu plus loin, sur la Nationale, une auréole bleutée et vacillante s'élevait dans l'obscurité.

  Il était comme ça le Chef... il aimait se rincer les yeux d'horreur, rassasiant ainsi la curiosité malsaine qui le chatouillait. Il avait donc décidé de rejoindre les lieux du drame; à pied ce n'était pas très loin. Et nous, nous étions là à attendre, remplissant l'exacte mission qui nous avait été confiée : barrer l'accès de cette Route Nationale, afin que les secours puissent travailler dans les meilleurs conditions possibles. Enfin... les secours ne pouvaient plus vraiment secourir, puisque l'homme qui était passé sous les imposantes roues du poids lourd n'avait évidemment pas survécu.

  Nous n'étions pas sur notre circonscription, mais, comme c'est souvent le cas lors d'un accident corporel, nous prêtions main forte aux collègues pour gérer la circulation. Notre mission était donc simple et sans équivoque. Il ne s'agissait pas de se mêler aux secours et collègues déjà sur place, il ne s'agissait pas d'additionner nos lumières au halo bleuté et chevrotant qui couvrait l'accident. Notre mission se bornait seulement de barrer l'accès aux véhicules de passages.

  Nous attendions donc que notre bon Brigadier-Chef finisse de se rincer les yeux, le souffle brûlant de la ventilation dans la figure et la musique investissant l'habitacle. Nous savions que le type qui avait traversé était décédé, d'ailleurs, les pompiers ne trouvaient pas sa tête. Nous avions eu l'information par des collègues qui étaient passés près de l'accident. Ils nous avaient dit qu'ils connaissaient peut-être le gars par rapport à ses vêtements et que si c'était bien lui... enfin, ils avaient souvent eu à faire avec cet individu.

  Le sourire aux lèvres, ravi de penser à ce qu'il allait nous raconter, notre bon Brigadier-Chef était de retour. Il s'approcha du véhicule.

  -C'est horrible, il y a des morceaux de barbaque partout, les pompiers ont pas retrouvé la tête.

  Il avait ce sourire aux coins des lèvres qui trahissait son plaisir de nous raconter des horreurs. Il prit place dans la voiture et ajouta :

  -On ira voir après, on attends juste que le dispo soit levé.

  -Heu... j'y tiens pas des masses, lança la collègue.

  -Hé ho ! faut s'endurcir, là ! On va y aller et puis c'est tout...

  Et on y est allé. Finalement, c'était une patrouille de la circonscription concernée qui nous a relevé. Le Chef demanda donc à la collègue qui se trouvait au volant de se rendre sur les lieux de l'accident.

  La route défilait, les morceaux de chair aussi. On aurait dit qu'une camionnette de boucher avait perdu son chargement à grande vitesse, et que les morceaux s'effilaient au sol en longs boyaux sanguinolents. De la viande, des tâches sombres... et les lumières bleues qui vrillaient l'obscurité.

  Le Chef était déçu de constater que le corps ne se trouvait plus à la place où il l'avait abandonné. La collègue ralentit à proximité du poids lourd intact et stationné sur le bas-côté, puis elle accéléra et nous regagnâmes notre circonscription.

  Plus tard, nous avons appris que le type en question était bien celui à qui les collègues pensaient. C'était un roumain qui leur posait bien des problèmes, mais qui ne paraissait pas dépressif au point de se foutre en l'air. Mais où ce type avait-il donc la tête pour traverser juste au moment où un camion passait à une heure où la circulation se faisait rare ? Où avait-il la tête ? Et bien c'est la question que se posaient aussi les collègues de la commune où avait eu lieu l'accident. Et ils eurent une partie de la réponse : les pompiers, en inspectant de plus près le corps du malheureux, avaient retrouvé la tête... dans le tronc.

  "C'est comme si elle avait pris l'ascenseur" nous disaient-ils... avec le sourire.

policeline

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La peugeot 205 rouge

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  Une peugeot 205 rouge. Deux personnes à bord. Un garçon et une fille. Papiers du véhicule en règles. Aucune fiche de recherche. Deux jeunes gens trouant la nuit à bord d'un vieux tas de ferraille.

  Nous croisons souvent ce véhicule : au détour d'un carrefour, d'un rond-point... dans de petites ruelles où passent difficilement deux voitures. A bord de l'amas de tôles rouge : Bonnie & Clyde dans leurs errances nocturnes.

  Nous avons bien tenté de savoir pourquoi nous croisons ce véhicule si souvent, presque toutes les nuits. Pourquoi nous suit-il ? Comment font ces gens pour nous retrouver, parfois même à des heures impossibles, vers deux où trois heures du matin...

  Lors des contrôles que nous leurs infligeons, nous ne trouvons jamais rien : pas de stups, pas de conduite en état d'ébriété... même la ceinture est bouclée. Lui est plutôt poli, ne mettant pas un mot plus haut que l'autre. Elle... atteinte d'un cancer, son crâne nu toujours enveloppé par la capuche de son sweat-shirt. Elle est plutôt hostile à notre égard. Elle nous répond toujours de cette manière agacée qu'on les gens à qui l'on mettrait bien volontiers de bonnes baffes. Arrogante, insolente, tête à claque. L'exact contraire de son compagnon.

  Nous avons bien tenté vainement de retourner le véhicule, nous avons fouillé le cendrier crasseux, retourné les tapis, regardé sous les sièges, dans le fin fond du coffre... et même sous le véhicule. Rien.

  Ont-ils installé un traceur dans notre véhicule ? Dans ce cas, pourquoi n'ont-ils rien sur eux qui puisse nous indiquer qu'ils nous suivent à la trace ? Comment connaissent-ils les endroits dans lesquels nous patrouillons, relativement éloignés les uns des autres ? Quel est leur but ?

  Bien sûr, les imaginations peuvent bien s'enflammer : deux âmes qui errent la nuit et qui pistent les policiers comme pour raviver le souvenir brûlant d'un accident de voiture causé par la police, et dans lequel ils sont décédés... il y a de cela vingt ans en arrière. Mais le rationnel refait surface lorsqu'il s'agit de penser que ces jeunes gens présentent des papiers d'identité, que le conducteur est bel et bien inscrit au fichier des permis de conduire et que la carte grise du véhicule ressort au fichier national automobile comme lui appartenant. Bien sûr. Mais...

  Un couple dans une peugeot 205 rouge, fantômes pisteurs de policiers, dont l'un est discret, et l'autre atteinte d'un cancer. Dans les entrelacs de tours et de passerelles, dans les zones pavillonnaires, sur les petites départementales... ils nous croisent, n'ont rien à se reprocher, n'ont pas de destination, nous répondent simplement qu'ils se promènent en voiture... à deux, trois heures du matin. Ils nous retrouvent plusieurs fois dans la nuit à des kilomètres d'écart, sans que nous les ayons aperçu dans nos rétros. Alors le rationnel oui, mais...

policeline

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LE HALL

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  Un hamburger entamé gît au milieu des immondices sur le carrelage poisseux. Les boîtes aux lettres sont défoncées, les murs sont souillés par les semelles, les traînées de cigarettes, les énigmatiques tags assortis de couleurs hideuses : Le hall d'immeuble...

  Plantés au coeur des relents de pisse, de graillon et de cannabis, ils forment un concile, dans cette cathédrale de crasse, de moines cisterciens engoncés dans leurs capuches, écouteurs vissés sur les oreilles et bières agrippées par des doigts lestés de chevalières charnues.

  Le pétard est terminé. Balancé par terre. Qu'importe. De toute façon, la corbeille cabossée ne présente plus de fond et le cendrier jadis vissé sur l'un des murs n'est plus : en lieu et place, le sourire perfide d'une cicatrice sillonnant  le plâtre, vestige d'un objet autrefois utile à la communauté.

  Ils crient, ils hurlent, se moquent éperdument de l'heure tardive qui assoupie la fourmilière. Les boyaux de couloirs et de cages d'escaliers charrient l'écho de leurs aboiements sauvages jusque dans les chambres à coucher. Éclairés par la lumière crue d'un globe fendu, ils agitent leurs mains dans un rap improvisé qui "nique" l'état et la police. Il vomissent leur haine et crachent leurs phrases assassines dans une rivière d'insultes.

  Le reste du joint fumant jeté nonchalamment au sol entame le tapis-brosse. Pas grave... les locataires qui se lèveront demain matin afin d'aller travailler ne verront pas la différence; ce paillasson est déjà très largement pilonné par les raids aériens des mégots incandescents. Il le sera certainement encore demain, dans le vacarme qui s'élève de cette tour comme les vibrations d'un souffle dissonant qui court les tuyaux d'un orgue vicié.

  La barrette de shit est planquée dans l'une des rares boîtes aux lettres dont la serrure fonctionne, au cas où les keufs débarquent. Soirée fumette, soirée pour s'évader... rêver de devenir de grands chanteurs de rap explosés de tunes qui roulent en grosse cylindrée. Le fric du deal ne suffit pas, les vêtements de marque de la tête au pied non plus.

  Enveloppés dans la sphère cotonneuse du chanvre indien, ils se racontent leurs derniers exploits : les voitures incendiées dans le parking de la cité, le caillassage des pompiers, les cavales en scooter avec la police...

  Les pupilles sont dilatées, les bouches sont pâteuses, le rythme des pulsations cardiaques redouble. Ils sont heureux. Le monde peut s'écrouler, il s'en tamponnent. Il ne manquerait plus qu'ils soient dérangés. Ils n'aiment pas être dérangés.

  Derrière le reflet des carreaux, des silhouettes sombres, des épaulettes, des insignes réfléchissants. Ils approchent.

  Les keufs...

policeline

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LA MORT

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  Premier étage, rien à signaler, deuxième étage, les prémices d'une odeur, troisième étage, les effluves âcres de la mort. Une odeur répugnante qui s'immisçait dans nos sinus évoquant un rendez-vous fatidique. Nous continuions à gravir les marches et le dégoût se renforçait par la certitude que l'haleine sépulcrale qui chatouillait nos narines émanait d'un corps en décomposition. Quatrième étage. Les arômes funestes flottaient dans les airs et imprégnaient les lieux, s'introduisaient dans nos poumons et assiégeaient nos alvéoles. L'ombre de la mort nous pénétrait.

  Nous relevions les collègues déjà sur place qui se présentaient au seuil de l'appartement. L'un deux nous indiquait que le corps n'était pas très frais. En effet, il s'agissait d'une ouverture de porte pour une personne ne répondant pas aux appels, et le corps devait s'ennuyer tout seul dans l'appartement depuis Mathusalem. Nous entrâmes dans le domicile et nous trouvâmes dans un petit vestibule. Sur la droite, des portes battantes grandes ouvertes donnaient sur le séjour. D'après les collègues, le corps se trouvait dans cette pièce. Encore un mètre pour assister à l'horreur. L'odeur était insoutenable, indécente.

  Le corps était affalé par terre, dans une position grotesque et baignant dans une flaque noirâtre. La pièce était un capharnaüm dont même une chatte ne retrouverait pas ses chatons. La table basse était le support d'une multitude de bouteilles d'alcool qui tendaient leurs goulots au plafond tel un petit Manhattan éthylique. Le souffle macabre caressait nos narines et s'introduisaient dans les moindres replis de nos uniformes, nos corps entiers étaient enveloppés dans un nuage de mort.

  Ventre à terre, le cadavre attendait un réveil qui ne viendrait jamais. La face plantée dans le parquet, il gisait dans cette flaque obscure comme dans un lit de mort. La couleur de sa peau avait changée; elle affichait désormais le teint verdâtre d'un citron pourri.

  La masse inerte était vêtue d'un tee-shirt et d'un short, laissant apparaître des jambes verdies de moisissure dont un des mollets commençait à tomber, soumis à l'impitoyable gravité qui appelle les défunts dans les entrailles de la terre. Une escadrille d'insectes nécrophages patrouillaient autour du macchabée. Certaines mouches avaient déjà atterri sur le pont mortuaire et arpentaient chaotiquement le corps sans vie.

  L'atmosphère de la pièce était lourde, habitée par la mort impudique qui s'était invitée de manière obscène. La fenêtre était ouverte - certainement par les collègues - et malgré cela, l'odeur macabre affichait sa souveraineté dans les moindres recoins de la pièce, de l'appartement, des parties communes de l'immeuble.

  Le défunt était un homme d'une cinquantaine d'années, alcoolique, ayant fini par vomir son sang en hémorragie, recrachant ainsi comme une vengeance ce nectar noirâtre chargé d'hémoglobine, ultime pied de nez aux liquides éthyliques qui lui pourrissaient l'intérieur. Il avait rendu outrageusement à l'extérieur ce qu'insidieusement l'alcool lui avait ravagé à l'intérieur. Il en est mort.

policeline

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Fumée

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  Elle tire goulûment sur sa cigarette. L'incandescence créée rougeoie la pénombre. Les volutes de fumée s'en donnent à coeur joie : elles dansent un tango langoureux porté par les airs immobiles. Le cendrier est plein, il vomi ses mégots sur la table basse. Le mari est allé se coucher, les idées embrumées dans les vapeurs d'alcool. La maison transpire le tabac, les murs et les plafonds jaunissent, les tissus sont imprégnés de nicotine. Les cadavres de bouteilles d'alcool se côtoient dans l'évier graisseux et blanchi par le tartre. Quelques blattes s'adonnent aux joies de l'escalade sur la montagne de vaisselle oubliée au fil des soirs alcoolisés.

  Chaque bouffée de tabac qu'elle inspire est un doux poison qu'elle diffuse avec bonheur dans ses bronches irritées par des années de tabagisme insolent. De temps en temps, elle évacue la fumée par les narines en balançant sa tête en arrière et en fixant le plafond jaunâtre. Son verre de whisky est vide, il n'y reste au fond qu'un glaçon famélique se liquéfiant lentement au fil des secondes. Il est tard. Elle est meurtrie dans sa tête et dans sa chair. Elle garde en elle les stigmates de la violence et son corps en témoigne. Elle s'est encore disputée, elle s'est encore pris une trempe. Elle ne peut plus pleurer, elle a tari la source. Elle se resserre un verre. Ses mains tremblent. Le liquide coule au secours du glaçon esseulé.

  Sa cigarette se termine. Elle écrase le mégot dans le monticule dégueulant du cendrier, remuant de vielles cendres d'où s'échappe une odeur de tabac froid. Dans la pénombre, sa main tremblante cherche un paquet de Gitanes sans filtres. Elle réchauffe sa trachée d'une lampée de whisky puis se rallume une autre cigarette. La fumée qu'elle recrache alourdie encore le brouillard de la pièce. Le combiné du téléphone est encore tout près d'elle. Il gît par terre, baignant dans une flaque de whisky. Il lui avait servi à appeler la police, parce qu'il lui avait encore tapé sur la gueule, et cette fois, elle avait décidé de déposer plainte. Elle regarde le combiné, et entre deux bouffées elle se dit qu'elle ne veut plus déposer plainte, parce qu'un jour ça ira mieux, elle veut bien le croire. Au fond d'elle elle n'en croit rien, mais elle ne se laisse pas le choix que de se mentir comme pour trouver l'issue du labyrinthe de ses tourments.

  Affalée sur le canapé, sa main se hasarde sur les barreaux du lit dans lequel sa fille de dix mois est endormie. Elle caresse le bois doux et vernis comme un réconfort tout en tirant sur sa gitane. L'atmosphère brumeuse de la pièce s'alourdie encore. On tape à la porte, ce doit être la police.

policeline

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schizophrène

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  Tiens... un homme en robe de chambre. Il se ballade sur le bas-côté de la route, affligeant à ses pieds chaussés d'espadrilles l'humidité glaciale de l'herbe en train de geler. Il ne fait pas plus de zéro degré, la nuit s'annonce froide, et cet homme un peu fou se paye une promenade champêtre en tenue de maison. Bon d'accord, on nous a bien indiqué qu'un individu se ballade dans le secteur après avoir enfin consenti de quitter le jardin d'un particulier, lequel a du lourdement insister pour qu'il s'en aille. Le requérant l'avait trouvé là, planté au milieu de son potager, l'air hagard, ne sachant pas vraiment ce qu'il faisait là. Il lui a bien demandé à maintes reprise de quitter son domicile, mais l'étrange individu ne parlait que très peu, dans un langage à peu près incompréhensible. Nous pensons donc au premier abord que ce promeneur du soir qui cherche le chemin de sa chambre au bord d'une route nationale posée dans la cambrousse est effectivement l'homme que nous cherchons. Mais non, il ne peut s'agir de cet homme, puisque la description que l'on a eu désigne un homme vêtu d'un jean et d'une veste verte. Si c'est cet homme, alors il s'est rendu là où il a planqué sa robe de chambre, quelque part derrière un taillis, et s'est changé afin d'être plus à l'aise pour aller se coucher entre deux taupinières. Loufoque.

  On a failli ne pas se rendre sur les lieux, étant donné que lorsque nous étions en route pour cette mission, l'opérateur radio nous a précisé que l'individu indésirable avait quitté les lieux. Mais on s'est dit que bon, étant dans la lancée, ça ne mangeait pas de pain d'aller voir s'il ne traînait pas dans les parages. De même qu'il pourrait s'agir d'un manouche ayant sur lui une mèche de chignole. Oui, parce que certains manouches adorent faire des trous sans bruit dans les portes avec des mèches de chignoles, sans que cela ne réveille les riverains. Quelle délicate attention : Songez qu'ils le fassent avec des perceuses électriques sans fil... beaucoup trop dérangeant, assurément.

  L'homme en robe de chambre nous fait signe. Nous arrêtons notre véhicule à sa hauteur. On est quand même un peu méfiant. Cet homme est peut-être fou, alors il pourrait nous sortir un neuf millimètres qu'il décrocherait de son holster coincé sous son aisselle, elle-même coincée sous sa robe de chambre. Après tout, on peut tout imaginer. Mais non, il ne s'agit pas d'Al Capone en mal de sensations fraîches et nocturnes, il s'agit du requérant de notre intervention. Il habite à deux pas et nous indique que les faits se sont passés dans son jardin. On lui demande alors pourquoi il se ballade en pareille tenue par une telle température, il nous dit que c'est parce qu'il voulait savoir quelle direction prenait l'étrange individu avec qui il a eu à faire. Mhouais...

  Notre requérant nous fournit donc la direction de fuite de l'individu : tout droit. Bon, c'est pas très compliqué, allons tout droit. En même temps, vu qu'il s'agit d'une Nationale bordée d'un côté de champs et de l'autre d'un bois, si notre fuyard ne batifole ni avec les mulots ni avec les sangliers, cela ne peut-être que tout droit, d'un côté comme de l'autre. Donc petite ballade bucolique au clair de lune afin de trouver le grand méchant loup. Notre véhicule progresse dans ce paysage campagnard oh combien intéressant lorsqu'une silhouette apparaît. Un homme vêtu d'une veste verte. On laisse le véhicule pleine voie et ses lumières virevolter dans les champs et les arbres, et on contrôle l'individu. Pris dans le triangle de nos trois personnes, l'homme a les yeux perdus. On lui pose des questions mais il répond avec cinq ou six secondes de retard. On a bien compris qu'il parle français, mais c'est son français qui nous comprend pas; en fait c'est du français indéchiffrable, un langage peut-être avant-gardiste qui n'existera que dans plusieurs millions d'années. Il paraît bien évident que ce type n'a pas l'électricité à tous les étages et qu'il doit souvent en discuter avec ses nombreux amis imaginaires.

  Consultation du fichier des personnes recherchées, pour voir. Le collègue s'en charge avec sa radio portative. Il a été difficile de demander une pièce d'identité à cet être venu d'ailleurs. Un extra-terrestre de la pensée uniquement puisque cet individu a le physique tout à fait moyen d'un homme ayant passé la cinquantaine, sans réelle particularité physique. La réponse par la radio ne se fait pas attendre. Cet homme a une fiche positive. Il s'est échappé d'un établissement psychiatrique.

  Il n'arrête pas de se mouvoir. Un coup à droite, un coup à gauche. Nous sommes obligés de l'attraper par sa veste à plusieurs reprises, de lui demander de ne pas bouger. Nous lui proposons même de s'asseoir, si ça lui convient mieux. Mais non, il s'agite de plus en plus, crée des distances de plus en plus conséquentes entre ses droites et ses gauches. Nous l'empoignons franchement, il se dégage franchement. Il se met même à courir. Nous le ceinturons et il hurle : "Vous ne pouvez pas comprendre ma maladie !", il le dit clairement et à plusieurs reprises. Avec un peu de musique et un bon arrangement en studio, ça pourrait presque faire un tube de Michel Sardou. Nous nous débattons maintenant comme des beaux diables pour maîtriser une bête sauvage. Des cris de cochon en rut ou le brame du cerf, je n'en sais rien, toujours est-il que notre homme est en parfaite symbiose avec l'environnement. Les joies des roulades dans l'herbe, dans la boue... le collègue ayant en charge la radio portative demande du renfort afin que l'on nous amène un fourgon pour le transporter, la 307 étant un peu juste vu son état d'excitation.

  Le fourgon est long à venir, trop long. De longues minutes durant lesquelles il faut à maintes reprises recaler l'individu parterre par des étranglements, des croche-pieds. Il faut même s'asseoir sur lui, mais cela ne suffit pas à le caler définitivement, et on recommence... le plus dur est de le menotter. Quand une main est prête à être entravée, l'autre se dérobe. Nous abandonnons même l'idée de le menotter les mains dans le dos comme c'est l'usage, et essayons les mains devant. Finalement nous y parvenons. Mais il s'agite encore et toujours. Sa force et son énergie sont incroyables.

  Je m'essouffle. Ma gorge me brûle et mes jambes flagellent. La fatigue me grignote peu à peu. Je commence à avoir mal à la tête. Des nuages s'échappent de ma bouche entrouverte dans un rythme saccadé. J'attends ce maudit fourgon que n'arrive jamais et je suis posé sur cet individu en compagnie des collègues qui m'accompagnent dans un concert de respiration.

  Des éclats bleus dans le fond. La libération. Le fourgon arrive. Les collègues en renfort nous prêtent main forte pour charger l'individu dans le véhicule. Il est raide comme un piquet, alors deux devant, deux derrière et on enfourne.

  Au commissariat on apprend qu'en réalité la fiche positive dont notre homme fait l'objet n'a plus lieu d'être parce qu'il n'est plus tenu d'être hospitalisé. Malgré ceci et à cause d'une vielle histoire de fugue, la fiche apparaît comme étant positive dans nos fichiers. On est super contents de s'être roulés pour rien. On apprend aussi qu'il est atteint de schizophrénie. Nous contactons sa mère dont nous avons réussi à avoir l'adresse et le téléphone. La veille dame se présente à nous et décide d'engager une procédure d'hospitalisation à la demande d'un tiers concernant son fils en adressant une lettre à S.O.S médecin. Son fils partira en ambulance privée une heure et demie plus tard. Avant cela, il me fixe de ses yeux noisettes aux pupilles dilatées... ces yeux qui sont l'extension de ce cerveau tourmenté.

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PERQUISITION (L'AMI RICORE)

Perquisition dès 06h00 du matin, comme c'est très souvent le cas.

PERQUISITION : Recherche opérée dans un lieu pour trouver des objets, des documents utiles à une enquête, une instruction. Elle est réglementée aux articles 56 et suivant du Code de Procédure Pénale. Elle ne peut pas s'opérer de nuit (entre 21h00 et 06h00).

policeline

Posté par Galileo PLDNC à 22:36 - Commentaires [1] - Permalien [#]