img_fonds_decran_wallpaper_flammes_louix_5008

La vacation arrivait à sa fin. Aucun appel durant la nuit. Dehors, des chats, des lapins et quelques renards... Les humains dormaient. Une demi-heure avant la débauche, dernier passage dans la rue principale de la plus importante commune de la circonscription. Mes yeux se baladaient dans le profond du firmament lorsque j'observais une chape de fumée blanchâtre qui se découpait dans les ténèbres. Une fumée épaisse qui laissait présager qu'un incendie faisait rage. Je prévins immédiatement le chauffeur qui constata lui aussi la présence de ce champignon de coton, et nous nous rendîmes sur les lieux, nous guidant de la fumée comme l'auraient fait des indiens d'Amérique.

Sur place, la fumée émanait d'un vieil immeuble du centre ville. Une lueur orangée vacillait dans la pénombre, juste au dessus du toit. Quelques étincelles s'élevaient dans les airs, puis... une détonation, suivie immédiatement par l'affolement des étincelles qui redoublaient d'intensité et s'entremêlaient dans un ballet frénétique. Une seconde détonation et le collègue criait dans le micro que nous étions sur les lieux d'un incendie et que des explosions venaient d'avoir lieu. Notre station directrice s'est alors empressée de nous joindre du renfort.

Nous nous sommes enfoncés dans la cour d'immeuble concernée puis nous sommes entrés par une porte entrouverte au rez de chaussée afin de prévenir les habitants. En traversant le salon, une grande télévision affichait de belles images en couleurs d'une grosse bonne femme pleine de plis qui se masturbait avec un long godemiché très réaliste. Elle avait l'air d'y prendre un certain plaisir. Une dame d'un certain âge était présente dans le salon et nous fit savoir que son mari s'affairait à éteindre avec des sceaux d'eau l'incendie qui faisait rage dans l'abri de jardin. Un voisin l'aidait, ainsi que leur fils. Elle nous informa aussi qu'ils avaient fait un barbecue la veille dans le jardin et que plus tard dans la nuit son mari était "occupé" à regarder la télé lorsqu'il aperçut au travers des rideaux de la porte fenêtre une lueur, ce qui lui a donné l'alerte. Les Sapeurs-pompiers étaient prévenus, ils n'allaient pas tarder à arriver.

Les pompiers finirent par arriver, mais accompagnés aussi par la moitié du district, au cas où il y aurait réellement eu un problème d'explosion au gaz ou autre et qu'il aurait fallu de main d'oeuvre pour évacuer les environs. Et ce fut un défilé dans le salon : les patrouilles des circonscriptions voisines, les brigades anti-criminalité, la BAC départementale... tous se délectaient devant cette grosse bonne femme qui jouait langoureusement de son instrument dans son gros vagin. Certains passaient et repassaient, le sourire jusqu'aux oreilles, d'autres s'installaient carrément à cheval sur un siège et se laissaient aller aux plaisanteries les plus diverses. Dans le jardin l'incendie faisait rage et les pompiers nous expliquèrent que les détonations provenaient des pots de peintures entassés dans l'abri et qu'il n'y avait pas de réel danger. Le voisin tentait d'aider le couple de vieux à éteindre les flammes avec de malheureux seaux d'eau. Le fils -d'une trentaine d'années- du couple était là aussi, et tout ce petit monde était très gêné. La police et les pompiers se fendaient la gueule. Manifestement, pervers pépère avait oublié d'éteindre la téloche lorsqu'il s'aperçut que son abris de jardin s'embrasait. Surpris par les évènements alors qu'il manipulait l'instrument, la panique l'avait emporté.

23965865